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Présidentielle 2027, Pigasse critique Glucksmann et soutient Mélenchon

Matthieu Pigasse accuse Raphaël Glucksmann d'infiltrer la gauche avec un appareil macroniste et doute de ses chances au second tour. Il préfère Jean-Luc Mélenchon pour unir les gauches. L'article revient sur la primaire remportée par Glucksmann et ses conséquences pour Olivier Faure et le Parti socialiste.

Matthieu Pigasse a vivement critiqué Raphaël Glucksmann, qu'il accuse de tenter d'infiltrer la gauche avec un appareil de campagne macroniste, selon Le Parisien. L'homme d'affaires place en revanche ses espoirs en Jean-Luc Mélenchon pour incarner l'union des gauches en vue de la présidentielle de 2027. Cet article détaille ses propos tenus sur LCI ainsi que le contexte de la primaire de gauche remportée par Raphaël Glucksmann.

Les propos de Matthieu Pigasse sur Glucksmann et Mélenchon

Sur le plateau de LCI, mardi soir, Matthieu Pigasse a employé l'expression devenue virale sur les réseaux sociaux, "Bismillah, c'est les ténèbres", pour qualifier Raphaël Glucksmann, selon Le Parisien. Il a décrit le candidat social-démocrate comme "un homme de droite qui essaye d'infiltrer la gauche". Reprenant une formule attribuée à Ségolène Royal, il a aussi évoqué un "hold-up sur le Parti socialiste" réalisé par le vainqueur de la primaire.

Interrogé par Darius Rochebin sur les chances de Raphaël Glucksmann d'atteindre le second tour, Matthieu Pigasse a répondu "franchement non", jugeant que la primaire de gauche n'avait créé "aucun élan ou aucune dynamique", rapporte Le Parisien.

Il a dit préférer voir Jean-Luc Mélenchon incarner l'union des gauches, afin de "faire barrage à l'extrême droite". Selon lui, sans entente, la gauche "ne gagnera jamais".

Le contexte de la primaire et la victoire de Glucksmann

Le 11 octobre 2026, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire de gauche dès le premier tour, selon BFMTV. Cette compétition ne concernait toutefois que les partis du "pôle socialiste", un périmètre bien plus restreint que celui envisagé initialement par les unitaires de gauche.

Cette victoire constitue un revers pour Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, rapporte BFMTV. Sa stratégie d'union, qui n'excluait pas une alliance avec les insoumis, a été battue. Il se trouve désormais contraint de se ranger derrière Raphaël Glucksmann, son adversaire de Place Publique.

La primaire élargie promise le 2 juillet 2025 à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, par des figures comme Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin ou Lucie Castets, prévoyait un candidat commun issu d'un périmètre bien plus large. Ce format n'a finalement pas été retenu, selon BFMTV.

Une gauche partagée entre deux offres concurrentes

Selon BFMTV, la primaire organisée dans le périmètre restreint du pôle socialiste a laissé la gauche face à deux offres distinctes : celle de Jean-Luc Mélenchon et celle de Raphaël Glucksmann. D'après cette source, les deux hommes sont les seuls à exister réellement dans les sondages depuis plusieurs mois, le leader insoumis étant en position de se qualifier pour le second tour, tandis que son rival profite d'un élan postprimaire.

D'autres figures de la gauche unitaire, comme Marine Tondelier ou François Ruffin, restent en retrait dans ces mêmes sondages, ne dépassant pas 5 %, rapporte BFMTV. Benjamin Lucas, de Génération.s, reconnaît qu'il ne voit plus d'autre choix qu'entre ces deux options. Alexis Corbière, de L'Après, admet un échec de la stratégie d'union portée depuis Bagneux.

Sur ce point, Le Parisien et BFMTV ne traitent pas des mêmes aspects du débat : le premier rapporte la position personnelle de Matthieu Pigasse, le second décrit la dynamique interne des unitaires de gauche.

Sources

  • Le Parisien, « Présidentielle 2027 : pour Matthieu Pigasse, "Glucksmann c'est 'Bismillah, c'est les ténèbres'" »
  • BFMTV, « Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann : vers qui vont pencher les unitaires de gauche pour la présidentielle 2027 ? »

Ces deux sources permettent de restituer à la fois la prise de position de Matthieu Pigasse et le contexte plus large des recompositions à gauche à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.