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Violences urbaines, Lecornu accuse l'ultragauche d'un désordre profond

Après un week-end de violences en marge des mobilisations, Sébastien Lecornu accuse l'ultragauche de vouloir un « désordre profond » jusqu'à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon dément et réclame des preuves, tandis que la procureure de Paris dit ne pouvoir confirmer le profil politisé des personnes interpellées.

Après les violences survenues samedi 17 et dimanche 18 octobre en marge des mobilisations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé le « mouvement de l'ultragauche » de vouloir organiser un « désordre profond » dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle, selon Le Parisien. Cette accusation est contestée. Jean-Luc Mélenchon dit n'avoir entendu aucun mot d'ordre allant dans ce sens et demande des preuves, tandis que la procureure de la République de Paris affirme ne pas pouvoir confirmer le profil politisé des personnes interpellées.

L'accusation de Sébastien Lecornu après le week-end de violences

Selon Le Parisien, Sébastien Lecornu s'est exprimé à l'issue d'une cellule interministérielle de crise réunie après les débordements du week-end. Le chef du gouvernement s'est dit inquiet d'une « nébuleuse » susceptible de s'activer pour « remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle et la tenue de l'élection présidentielle ». Il a annoncé qu'il ferait « un point spécifique » avec le ministre de l'Intérieur et les services de renseignement sur ce sujet.

Le Parisien rapporte le bilan communiqué par la place Beauvau : près de 2 000 interpellations au niveau national, dont 855 à Paris selon la préfecture de police. Le journal fait aussi état d'intrusions ou de tentatives d'intrusion dans des mairies à Marseille, Lille, Calais et Angers. À Limoges, l'hôtel de ville a été incendié après une intrusion dans le bâtiment.

Une accusation contestée par Mélenchon et nuancée par la procureure

Selon Le Parisien, Jean-Luc Mélenchon a réagi sur X à l'accusation de Sébastien Lecornu. Le leader de La France insoumise dit son « étonnement » et affirme n'avoir entendu personne évoquer un projet visant l'élection présidentielle, « ni en privé ni en public, ni dans aucun mot d'ordre de manifestation ». Il invite le Premier ministre à « nommer et prouver son accusation ».

Le Parisien cite également Laure Beccuau, procureure de la République de Paris, interrogée sur TF1. Elle juge « très compliqué » d'établir le profil des casseurs interpellés, précisant qu'un certain nombre d'entre eux gardent le silence en garde à vue et ne revendiquent aucun positionnement politique. Elle affirme ne pouvoir « absolument pas confirmer » qu'il s'agirait de personnes politisées vers l'ultragauche, une déclaration qui contredit directement la version avancée par le chef du gouvernement.

Un contexte de tensions à six mois de la présidentielle

Selon Le Parisien, Sébastien Lecornu s'est dit préoccupé par la possibilité qu'une « nébuleuse » cherche à remettre en cause le calendrier de l'élection présidentielle, voire sa tenue même. Le Premier ministre a précisé qu'il ferait un point spécifique sur ce sujet avec le ministre de l'Intérieur et les services de renseignement.

Ces propos interviennent alors que le calendrier électoral fait déjà débat. Le site revient dans un autre article sur le bilan détaillé de la mobilisation du 17 octobre, qui a précédé ces déclarations. Il consacre également un article à la proposition de Bruno Retailleau de modifier la date du second tour, fixé au lendemain des manifestations du 1er-Mai.

Sources

  • Le Parisien, « Violences urbaines : Sébastien Lecornu accuse « l'ultragauche » de vouloir « un désordre profond » jusqu'à l'élection présidentielle » : https://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/violences-urbaines-sebastien-lecornu-accuse-lultragauche-de-vouloir-un-desordre-profond-jusqua-lelection-presidentielle-19-10-2026-V7XTJHOCLNFVNML7KLW6AHT3ZE.php
  • Ifop Group, « Baromètre de l'élection présidentielle, vague 7 » : https://www.ifopgroup.com/article/barometre-de-lelection-presidentielle-vague-7-2
  • 20 Minutes, « Présidentielle 2027 : Peut-on changer la date de l'élection comme le voudrait Bruno Retailleau ? » : https://www.20minutes.fr/politique/4256229-20261021-presidentielle-2027-peut-changer-date-election-comme-voudrait-bruno-retailleau

L'évolution de ce dossier, entre enquête judiciaire et débat sur le calendrier électoral, mérite d'être suivie dans les prochains jours.