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Macron réagit aux violences du 17 octobre, rien ne l'excuse
Depuis l'Elysée, Emmanuel Macron a dénoncé dimanche soir les violences et pillages survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre, affirmant que rien ne les justifiait. Le président a distingué manifestants pacifiques et casseurs, salué les forces de l'ordre et fait face aux appels à la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Emmanuel Macron s'est exprimé depuis l'Elysée dimanche 18 octobre au soir, au lendemain des violences et des pillages survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre. Selon franceinfo, le chef de l'Etat a affirmé que rien ne justifiait, n'expliquait ni n'excusait ces débordements, tout en distinguant les manifestants aux revendications légitimes des auteurs de destructions et de pillages.
Cette allocution intervient alors que le gouvernement fait face à une pression croissante des oppositions, certaines voix réclamant notamment la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Cet article détaille les principaux points de la prise de parole présidentielle ainsi que les réactions politiques qu'elle a suscitées.
Ce qu'a dit Emmanuel Macron depuis l'Elysée
Selon franceinfo, Emmanuel Macron a d'abord désigné les responsables des scènes de chaos survenues en marge de la mobilisation. Il a évoqué des "factieux issus de groupuscules d'ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants", qui se seraient livrés à "une violence débridée" dans plusieurs villes. Le président a cité des commerces "pillés" et des bâtiments "attaqués" ou "détruits", mentionnant notamment l'incendie de la mairie de Limoges, l'office de tourisme de Lyon, l'invasion de la mairie de Marseille et l'attaque de la résidence du préfet à Bordeaux.
D'après franceinfo, le chef de l'Etat a ensuite adressé son "soutien" aux forces de l'ordre, qu'il juge avoir "tenu" malgré une "violence inouïe", ainsi qu'aux maires et aux "commerçants, artisans, acteurs économiques" touchés. Il a par ailleurs promis des "réponses claires" sur la gestion du maintien de l'ordre.
Le contexte : une mobilisation suivie de violences et de pillages
Selon franceinfo, la journée du 17 octobre a été marquée par une mobilisation suivie de scènes de violences et de pillages dans plusieurs villes françaises. Avant son allocution, le président de la République a réuni le Premier ministre et les ministres du gouvernement concernés par cette situation de crise, selon la présidence de la République citée par franceinfo.
Un bilan du ministère de l'Intérieur, communiqué dimanche soir et relayé par franceinfo, fait état de 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement. Plusieurs bâtiments ont été directement visés par les dégradations. Franceinfo mentionne ainsi l'incendie de la mairie de Limoges, les dégradations de l'office de tourisme à Lyon, l'invasion de la mairie de Marseille et l'attaque de la résidence du préfet à Bordeaux. Ce sont ces événements qui ont conduit Emmanuel Macron à s'exprimer solennellement depuis l'Elysée.
Les réactions politiques et la pression sur le ministre de l'Intérieur
Au lendemain des violences, des appels à la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez se sont multipliés, selon franceinfo. Ces prises de position restent des déclarations politiques attribuées à leurs auteurs, et non des faits établis.
La candidate à la présidentielle Marine Tondelier, pour les Ecologistes, a estimé que Laurent Nuñez n'avait "pas d'autre issue" que la démission, l'accusant d'avoir été "incapable de prévoir un dispositif adéquat". Elle a dénoncé des "villes entières" "abandonnées aux casseurs" pendant que des manifestants pacifiques étaient, selon elle, violentés.
A La France insoumise, les députés Danièle Obono, Antoine Léaument et Paul Vannier ont également réclamé son départ sur le réseau social X, rapporte franceinfo.
Le Rassemblement national a tenu des propos similaires. Son porte-parole Laurent Jacobelli a jugé le ministre "complètement dépassé" et "incompétent pour gérer le chaos", selon des déclarations recueillies par franceinfo.
Sources
Cet article s'appuie sur trois articles publiés par franceinfo :
- "Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse" : ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron après les violences du 17 octobre, franceinfo, https://www.franceinfo.fr/societe/mobilisation-du-17-octobre/rien-ne-le-justifie-rien-ne-l-explique-rien-ne-l-excuse-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-allocution-d-emmanuel-macron-apres-les-violences-du-17-octobre_8243143.html
- Emmanuel Macron "s'adressera solennellement" aux Français au lendemain des violences, franceinfo, https://www.franceinfo.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-s-adressera-solennellement-aux-francais-au-lendemain-des-violences_8242807.html
- "Laurent Nuñez était complètement dépassé" : les appels à la démission du ministre de l'Intérieur se multiplient au lendemain des violences du 17 octobre, franceinfo, https://www.franceinfo.fr/economie/greve/laurent-nunez-etait-completement-depasse-les-appels-a-demission-du-ministre-de-l-interieur-se-multiplient-apres-les-violences-du-17-octobre_8242828.html
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